24/08/2011

Au service des priorités.


Oeuvres de JC Massinon, exposition: Earthquake in wonderland. IUFM 2010

Notre ami Jean Cristophe Massinon est encore en lutte contre la maladie et sans lui cette protestation a perdu de son relief.

De toute manière tout avait été dit et il ne restait plus qu'à attendre les bonnes décisions de nos élus. On n'arrête pas une crue avec une planche et si l'esprit n'a pas suffit pour donner un peu d'élan à un enthousiasme d'envisager autrement la ville, c'est un grand dommage.

Devant certaines épreuves de la vie, ce qui était important hier, perds soudainement de son acuité et il faut canaliser les énergies au service des priorités.

Le reste on fera avec, comme avant.


Tendance ?


Erection à Skopje en Macédoine, d'une statue d'Alexandre le Grand.

La statue est à la hauteur du qualificatif du personnage car l'ensemble fait 22 m de haut, dont 10 m de piédestal, pour un coût d'environ 10 millions d'euros.
Le projet de Charles III fait petit joueur face à cette nouvelle merveille.
Bon la Macédoine n'est pas encore un vrai pays, mais a des dettes jusqu'au cou, et en plus les grecs font un peu grise mine car Alexandre c'était un peu leur Napoléon.
Mais pour l'instruction des peuples, les symboles forts c'est toujours utile pour stimuler les esprits. A Skopje, pour éviter les mauvaises interprétations, ils ne disent pas que c'est la statue d'Alex machin mais le "guerrier à cheval".
Ah quand la poésie file entre toutes les mains.

20/07/2011

Quizz de l'été.


Le projet Nancy Grand Coeur ou quelques bâtiments made in Singapour ? (photo Lilyane B.)

16/07/2011

De quel coeur êtes vous ?

Peinture de Jean Christophe Massinon / Love me tender

Tout ce débat autour de la place du marché aura permis à chacun de se positionner. Le cheval au final n'est que prétexte pour que chacun y trouve sa famille de coeur.

Les incontournables "laissez faire" en rempart de la majorité silencieuse discutaillent en grignotant des cacahuètes et en taillant des costards à ceux qui donnent un peu de leur énergie à autre chose qu'eux mêmes...C'est un grand classique.

Il y a aussi ceux qui ne savent pas et qui s'en remettent à ceux qui savent, qui eux même s'en sont remis à d'autres qui savaient mieux en donnant des clefs pour dire à ceux qui ne savaient pas ce qu'ils doivent dire à ceux qui en savent encore moins.
Quand on les interrogent sur ce qu'ils devraient savoir et qu'ils ne savent pas, généralement là aussi ils ne savent rien. En bref, ne pas répondre à une question qui n'aura jamais été posée.

Parmi ceux qui savent, il y a les amoureux du patrimoine, attention pas les petits esthètes de la pierre de taille, non, les purs et durs, ceux qui décryptent le langage d'hier pour construire les discours de demain avec les mêmes matériaux du fond des carrières de pensées d'avant les congés payés et la naissance de la République.
Pour eux, les symboles d'hier remis au goût du jour propulsent les élans vers un monde meilleur sous le signe de l'appartenance d'une exemplaire continuité qui ferait office de pedigree.
La droite extrême et les royalistes se disputent l'avantage d'un sang bleu ou d'une grande pureté comme preuve de la supériorité d'une poignée sur la majorité. On peut encore se demander comment une paire de monarques et barons divers ont pu engendrer une aussi grande populace de personnes se revendiquant d'une caste supérieure.
Quand on parle d'art, ils nous parlent d'histoire, quand on parle d'histoire, ils nous parlent d'héritage, et quand nous parlons d'aujourd'hui ils nous parlent d'hier.
Bref, pas facile de parler de la même chose en même temps alors que nous avons tous l'illusion d'échanger sur le même sujet.

Et puis il y a la volonté publique et la volonté politique, qui entretiennent eux aussi le malentendu, car même à l'oreille la confusion est prête à l'emploi.
Nos élus sont censés être à notre service et à celui de la collectivité, activité pour lesquels nous leur avons donnés des voix. Pour s'aider dans cette entreprise, ils s'entourent de spécialistes, s'entourant eux mêmes de spécialistes.
Pour la mise en place d'un circuit électrique par ex, cette chaîne se relaie efficacement pour qu'à la fin, effectivement, cet objet fonctionne sur le plan technique.
Pour la mise en place d'un objet symbolique ou d'une idée, le processus est le même, sauf que l'intention se dilue dans les strates de différents intervenants, chacun y mettant sa patte, mais suffisamment peu pour qu'aucune trace n'y subsiste et que personne au final ne puisse endosser une quelconque responsabilité.
Chacun a fait sa part de travail, qui consiste parfois non pas en améliorations, mais en justifications du temps d'attentions apporté à l'objet.
Bref, une plus value illusoire qui persiste encore plus quand nos élus entretiennent leur pensées personnelles comme vecteurs de la croissance collective et donnent en retour une réponse pré-mâchée par d'autres, mais validée par eux mêmes comme émanant de réflexions personnelles. A vrai dire, quand l'idée est entérinée, plus personne n'est à même de désigner de qui émane l'idée originale.

C'est le temps des vacances, comme peut l'être aussi cette place du marché, actuellement en transit et en quête d'identité. La rentrée donnera la réponse aux interrogations d'aujourd'hui et nous saurons finalement si nous avons été entendus ou seulement écoutés.

En parlant de place, vivement que notre ami Jean Christophe Massinon reprenne rapidement la sienne à nos côtés. Son enthousiasme et son élan pour la culture contemporaine est importante pour le débat qui nous occupe, en plus de la légèreté qu'il nous apporte dans ce monde planifié.

See you Warrrior.





08/07/2011

En route vers un monde meilleur.

Aujourd'hui jeudi 7 juillet 2011, nous nous sommes retrouvés nombreux autour d'une grande table réunissant élus, plusieurs directeurs de services du Grand Nancy, les affaires culturelles de la Ville, ainsi que plusieurs plasticiens et responsables de galeries ou d'associations à vocation artistique.

Le thème de cette rencontre était "l'Art dans la ville" et pouvoir faire le tour de cette question en moins d'1h30 reste un exercice impossible, surtout avec autant d'invités,et d'opinions variables.

Si les galeries Poirel restent pour tous un centre hypothétique en ce qui concernerait les arts dits contemporains à Nancy, l'orientation de cette réunion s'est lentement désaxée vers la politique culturelle de la ville.

Il est bien difficile pourtant de dissocier une volonté de s'ouvrir à une création contemporaine sans regarder les outils mis à disposition et une programmation générale qui impulserait la ville.

Mais par ailleurs, ces remarques ont déjà été formulées à l'occasion de réunions précédentes et chaque nouvel arrivant les repose inévitablement à sa manière.

Plus ces réunions se répéteront avec de nouveaux intervenants et plus les questions initiales se dilueront encore dans une reformulation chronophage de questions déjà posées et toujours en attente de réponses plus précises.

Dans les échanges qui eurent lieu, parfois une réflexion hâtive aurait tendance à opposer entre eux des domaines qui n'ont rien à voir ensemble ou supposés en concurrence comme le sport et l'art contemporain ou les arts vivants. Comparer les moyens mis à disposition de chacun laisse chaque utilisateur sur sa faim, car c'est sûr il y a toujours plus d'argent chez le voisin et l'autre dilapide sans compter ce qui aurait été mieux employé ailleurs.

Dans ce jeu des vérités, tout le monde a raison, car en ce qui concerne l'argent, il y en a c'est sûr, (même si moins qu'avant), mais pas pour tout le monde.

Par ailleurs la question n'était pas ici de savoir si les associations et artistes de la ville sont bien traités, mais de " l'Art dans la Ville" dans son sens d'espace urbain. Parfois il est difficile de s'extraire de son cas particulier pour traiter du général.

Pour la conduite de réflexions futures, le pilotage par la sémillante sociologue qui a conduit les ateliers Nancy grand coeur, risque d'être assez étrange, car si je ne doute pas de sa méthodologie, il convient en premier lieu de faire un distinguo entre l'art, l'animation de rue et la mise en valeur du bâti architectural. Mais ceci est un autre débat et il est encore un peu tôt pou y répondre.

Nous avons fait connaissance avec de nouvelles têtes et André Rossinot nous a donné RDV à la mi-septembre pour ce qui aura été nommé : un laboratoire de solutions, car pour l'heure, hormis l'émergence de ce qui apparait comme un vrai désir d'une mise en place d'une consultation partagée, il n'y a aucune avancée tangible apportée au sujet du débat

Ma dernière question à André Rossinot concernait l'avenir de cette fameuse place du marché et de savoir qu'elle était sa décision et ce que je devais répondre à ceux qui me demandent régulièrement ce qu'il advient du projet initié par le grand Nancy.

Sa réponse fut éclairante, "j'ai encore besoin de réfléchir, à mon âge on a besoin de temps".

L'interrogation initiale concernant "l'Art dans la ville" a pourtant pris ses racines dans la contestation qui a suivi la publication du projet de statue équestre et pour la poursuite des ateliers, laboratoires ou réunions diverses, personnellement je ne participerais plus à aucunes d'entre elles tant qu'une réponse claire sur l'avenir de la place du marché n'aura pas été donnée.

Si ces ateliers sont une contrepartie en échange d'une tranquillité d'action immédiate, tout cela n'a pas beaucoup de valeurs, en tout cas pour moi.

Avant de poursuivre un "atelier des solutions" sur la ville, (excellente initiative au demeurant) il faut d'abord que monsieur Rossinot réponde à cette question particulière du devenir de cette place, et sa manière de la traiter sera la projection de sa volonté d'une politique urbaine plus ouverte ou non.

S'il entend soumettre cette place comme élément pilote d'un premier "Atelier des Solutions" alors nous serons assurés de sa réelle volonté d'ancrer ses messages dans le monde réel.

Quant aux muses, je pense qu'elles devaient avoir des trucs plus urgents sur le gaz, à moins qu'elles ne fussent déjà alanguies sur des plages brûlées par le soleil et la crème solaire.

03/07/2011

Que l'esprit des Muses soit avec nous...

Jeudi 7 juillet, grosse réunion avec des responsables de la Mairie, du Grand Nancy et quelques artistes implantés dans la vie culturelle de Nancy.
Le thème de cette réunion est l'Art dans la ville mais je ne sais pas si le sujet de l'installation d'une statue équestre, sera abordé à cette occasion.
Il est intéressant de noter que toute les personnes invitées à cette réunion ne se sont jamais prononcées sur la validité du projet Charles III (obligation de réserve comme employés de la ville ou du grand Nancy) et qu'aucuns artistes, pour la plupart avec des projets en cours ou des subventions de la mairie, n'ont signés la pétition.
J'espère toutefois qu'à cette occasion il y aura un début de réponse aux questions posées voici
maintenant quelques mois.
Que l'esprit des Muses soit avec nous...

27/06/2011

Lettre ouverte à ceux qui n'y croient pas.

J'ai reçu quelques mails et quelques échos sur la suite des événements à venir.
Pour beaucoup, le projet de la place serait ficelé et il n'y aurait donc rien à faire, ce en quoi, l'intervention initiale (lettre et pétition) est qualifiée de sympathique mais inutile. Les échanges et réunions qui ont suivies, ne seraient au final qu'un habituel trucage pour entériner une décision irrévocable.
Ce rôle de candide me va pour l'instant tout à fait bien, et je n'ai pas envie de me départir d'une certaine naïveté à des propos qui ont été tenus en ma présence.

Si les événements évoluent et nous le saurons bientôt, il sera toujours temps de se positionner face à une nouvelle donne.

Encore un peu de patience à ceux qui ne croient pas aux miracles, et que ceux qui n'ont jamais cru en la possibilité d'un "homme de parole", qu'ils me lancent de la farine pour m'en faire un lit douillet.

25/06/2011

Réponse à un commentaire reçu sur le post précédent.

"A Nancy, chaque projet urbain est une occasion d’émerveillement face à la richesse protéiforme des débats intellectuels qui nourrissent le quotidien de la ville. "

J'imagine que cette introduction est un trait d'humour car si vous passez par le nouveau quartier Meurthe Canal par ex, point d'émerveillements ni d'échos de débats intellectuels qui auraient pu avoir lieu. Pour Artem, nous avons beaucoup entendu la fanfare mais nous n’avons pas vu le défilé des majorettes.

"A pieds ou à cheval, Charles III, depuis cinq siècles allongé dans son gisant, doit actuellement se dresser, intrigué par l’exégèse de sa pensée apocryphe qui oppose, divise ou stigmatise pour mieux incarner des vérités révélées en réponses de questions mal posées."

Après ses funérailles majestueuses, (une des trois merveilles qu’il fallait avoir vu en Europe avant de mourir !) je pense que Charles III savoure de nouveau cette mise en lumière de son œuvre balayée par les courants ravageurs du XX° siècle triomphant et d'urbanistes visionnaires. Je pense aussi qu'il aura compris qu'il n'est qu'un symbole et que ce n'est pas tout à fait à sa personne que l'on rend hommage, plutôt à une certaine idée cachée sous le verbe "entreprendre".

"Dans l’histoire urbaine de la ville, le projet d’aménagement de la place du Marché (place Mengin future Charles III) restera peut être comme une révolution de la pensée collective."

L’histoire nous le dira, mais il est encore un peu tôt pour employer des adjectifs trop colorés et le peut être s'accorde souvent avec l'émission de belles idées...

"Révolution par la prise de conscience que la ville de demain ne peut se résumer à la juxtaposition d’aménagements urbains reproduisant à l’identique des réussites patrimoniales antérieures. Révolution par l’acceptation du risque de l’imperfection qui crée la vie."

C'est un manifeste, bravo pour cet élan, mais une prise de conscience ne peut pas être en soi une révolution, à moins que ce changement aille contre la poussée naturelle d’une pensée émanant d’un pouvoir (fut t'il municipal) enlisé dans ses habitudes.

"Car derrière un objet symbolique tel qu’une statue, transparaissent les émotions, la culture, la vie d’une époque."

Avec l’art statuaire, quand le pouvoir rend hommage au pouvoir, (sa principale inspiration) ce pouvoir aurait tendance à se voir en miroir. C’est un grand classique des siècles passés.

"Nancy a su depuis maintenant près de trente ans retrouver la fierté de son patrimoine et de sa richesse de pensées. Quelque soit le jugement que l’on peut porter sur les politiques municipales menées depuis plusieurs années, force est de constater qu’André Rossinot a été l’artisan de cette fierté retrouvée."

Pour tempérer un peu vos propos il conviendrait d'ajouter que c'est tout de même le rôle d'un maire d'administrer une collectivité et de se mettre au service et à l'écoute de ses concitoyens et aussi d'être le garant d'une volonté d'un mieux-vivre, toutes confessions et familles politiques confondues. Que M Rossinot soit passionné par « sa » ville, je crois que personne n'en doute, même ses opposants, mais ce n’est pas l’objet de notre débat de juger de son bilan passé ou présent et d’extrapoler pour savoir si un autre, aux mêmes responsabilités, aurait fait ou non un travail plus ou moins convainquant.

« Mais cette fierté qui permet à Nancy de compter en Lorraine ne peut être une fin en soi. Elle doit constituer le socle d’une dynamique de développement nourrie d’inventions, d’esprit d’initiative et d’envie d’entreprendre. Elle doit permettre de transcender les différences pour mieux créer la ville de demain »

Jolie formule qui aurait le mérite d'être conjuguée plus souvent au verbe présent.

« La place Stanislas concentre cette fierté à l’énergie rayonnante". La place Charles III ne doit pas être la copie d’une place royale qu’elle n’a jamais été ou seulement la place d’un marché qui n’exerce plus sa fonction de mixité sociale et de rencontre entre mondes urbain et périurbain. Elle doit être la place du Marché, un lieu d’échange et de vie, un lieu de commerce et d’entreprise.

Avec sa propre culture, Françoise Hervé ne dit pas autre chose et la question qu’elle formule est la même que celle qui sous-tend l’initiative de Daniel Denise. »

Ce n’est pas qu’un jour on se promène en short, que cela nous oblige à être un joueur de foot.

« Peu importe pour l’instant qu’il y ait une statue équestre, pédestre ou moderne. Peu importe qu’une fontaine, un banc ou une terrasse permettent de susciter des moments de vie et d’échange, des moments paisibles où le temps s’arrête dans un monde pressé. L’essentiel est à ce jour dans la formulation partagée des enjeux et dans l’ouverture d’un débat libre et respectueux, un débat force de propositions sans contraintes. »

Peu importe pour l’instant, tant que rien n’est encore figé pour 20 ou 50 ans…Ce débat initié devrait aboutir tout de même à donner des réponses. La possibilité d’une réflexion est une opportunité pas un sabotage.

Certains Ego(s) ne font pas malheureusement pas la distinction et la suite des événements donnera sans doute à voir l’épaisseur de la grandeur d’âme de chacun et ce qu’il convient de défendre : ce qui est bon pour la ville et des usagers ou une idée à faire prévaloir en priorité.

« Il n’appartient pas à l’homme de la rue de se substituer aux élus qui sont légitimement et démocratiquement responsables des réponses à apporter aux enjeux de la ville. Par contre, il est de la responsabilité citoyenne de contribuer à la bonne expression des attentes et des besoins en les formalisant clairement, en débattant librement et en éclairant ces choix. »

Il appartient aussi aux élus ne pas se croire propriétaires de ce qu’ils organisent avec des mandats populaires. Par ailleurs, il est rare que le citoyen lambda intervienne pour discuter sur la taille d'un collecteur.

« Merci, Françoise Hervé et à Daniel Denise pour cette expression et cette volonté de recréer un Marché perdu. »

Si ce n’est que pour arriver à rien, il est bien inutile de remercier quelqu’un et si c’est pour arriver à un discours monomaniaque du type de celui de Mme Hervè, il est alors temps de faire silence.

Je n’ai pas envie de devenir une caricature de pensée qui ferait qu’avant même d’ouvrir la bouche on puisse connaitre mes réponses.

22/06/2011

Du rififi sur la chnouf.

Est Républicain du 22 juin 2011
Quand un personnage historique comme Charles III, agit comme antidépresseur supposé d'une ville et symbole d'un renouveau, sa puissance est à rapprocher des drogues qui ont conquis la planète, car sous son emprise, le monde semble avoir des évidences échappant au commun des mortels.
Il est encore un peu tôt pour savoir si les "opposants" du projet initial vont être mangés par les petits cochons ou anesthésiés par la jolie formule employée par notre sémillant journaliste, un comité Théodule. (paravent pour entériner par ailleurs un projet)
Si c'est pour faire marionnette, ne vous inquiétez pas, je ne suis pas sûr que ce rôle soit à notre mesure.
Nous avons toujours voulu croire que les paroles d'hommes engagent ceux qui les prononcent et c'est dans cet esprit que nous avons pu engager un dialogue et souhaitons le poursuivre.
Remettre en question cette parole avant les premiers résultats est prématuré pour l'heure.

Pour ce qui est du projet en résine, comme dans Lucky Luke, je suggère plutôt le goudron et les plumes. Quant au discours monomaniaque de Mme Hervé sur ce sujet, franchement avec cette insistance, nous frisons le ridicule et le ringard.
Remplacer une oeuvre abimée par un double, confère à ce double un statut légitime, car l'original a forgé le caractère du paysage dans lequel il s'inscrivait, ce qui n'est pas le cas pour notre place du Marché.
Quant à présenter comme éléments factuels, une fontaine et une statue équestre trouvés sur une gravure, cela s'appelle un raccourci artistique, indigne d'une recherche et réalité historique.

Que monsieur Rossinot ironise sur la campagne d'infos gratuites, offerte à cette place, il a bien raison, c'est cadeau, tout comme peut l'être la démocratie et la parole citoyenne.
Mais il y a un temps pour chaque campagne.

Nous attendrons donc la communication du 30 juin pour avoir une idée plus précise de l'évolution du dossier.

21/06/2011

Faire de la place à des idées neuves.

"Spaera" de stephan Balkenholm, Salzbourg, Autriche

Quand une ville est d'évidence historique, comme peut l'être Salzbourg, 150 000 habitants, il n'y aucune obligation de vouloir renforcer ce caractère historique en introduisant encore des pastiches imitant des oeuvres du passé.
L'environnement, les Musées, la programmation des lieux forgent le caractère culturel d'une ville. Cette évidence a pourtant besoin d'être martelée pour échapper à un carcan conservateur qui prétendrait le contraire.


27/05/2011

Nancy Underground


La présentation de la statue équestre dans l'environnement du chantier reste un joli moment. En mettant en parallèle le cube de béton cellulaire présenté actuellement aux galeries Poirel, on pourra s'interroger sur le paradoxe à présenter avec emphase des éléments de construction bruts, dans un lieu d'exposition et inversement, à présenter un élément de patrimoine dans un chantier ouvert à tous les vents.
Notre maire arrive à son tour sur le champ de l'art contemporain et les jeunes artistes vont avoir du souci pour se faire remarquer s'ils n'utilisent que l'allégorie ou la métaphore comme production.

Montrer ou masquer ?

Lors de cette présentation au centre de tri jeudi 26 mai , Jean-Marie Duthilleul, l'architecte en charge de l'aménagement du nouveau quartier Grand Coeur présente son projet.

Tout le monde aura bien compris que cet aménagement sera très long à se réaliser dans son ensemble. Une fourchette entre 12 et 15 ans semble une échéance raisonnable, comme l'a annoncé André Rossinot. A suivre donc.

23/05/2011

Place du Marché ou Place Charles III ?

© Paul Hanna / Reuters/REUTERS. Espagne dimanche 22 mai 2011

Dans ce projet de rénovation de la place du Marché, le changement de nom en place Charles III est la clef du problème. Actuellement la place s'appelle officiellement Place Henri Mengin, mais ce nom est juste utile pour perdre ceux qui cherchent cette place.
Au nom d'usage, le marché, endroit populaire par excellence devrait se métamorphoser en hommage à un duc de Lorraine.
Pour Charles III, il y a plein d'espaces urbains en devenir à baptiser ou à rebaptiser, dans le quartier précisément où une rue, une ancienne prison, une école, un parc portent son nom.
Intellectuellement, il n'y a pas de raisons de vouloir forcer la mémoire des nancéiens à regarder ailleurs pour désigner le quartier Charles III.
C'est presque de l'ergonomie de pensée, du design abstrait sur la désignation des "constitutifs de la ville". La mémoire de tous les nancéiens, toutes générations confondues, passe par la désignation actuelle sans équivoque de la place du Marché et du quartier Charles III.
Par ailleurs quel est le vrai intérêt à vouloir remplacer la mémoire de l'activité d'un lieu, par la mémoire d'un homme dont personne ne savait rien il y a peu ?
Pour les commémorations : les expos, les livres et les Musées sont à disposition pour établir ce langage didactique.
Pour tout ce qui est affectif avec Charles III, ne cherchez pas, il n'y a pas de liens.

A vouloir trop célébrer les grands hommes, on finirait par oublier le bon sens populaire et à trop vouloir célébrer des événements dont plus personne ne se souviendra plus, il y a aura toujours quelqu'un pour le rappeler....




21/05/2011

Et une page de publicité


C'est aussi le paradoxe de ce blog de faire indirectement la promotion des communications à propos de cette place. Hier encore, personne ne connaissait Charles III et aujourd'hui tout le monde connait même le nom de son cheval...
Bref, pour les âmes curieuses qui veulent en savoir plus, cette réunion répondra sans doute en direct à de nombreuses questions que les uns et autres se posent...
Et le petit cheval en question pourrait être de la fête et les enfants pourront peut être faire un tour avec...


14/05/2011

Emission France Culture du 7 mai sur l'importance de la statuaire dans l'espace urbain.


http://www.franceculture.com/emission-concordance-des-temps-statues-et-bustes-republicains-entre-celebrations-et-polemiques-2011-

Emission intéressante sur le rôle de la statuaire dans l'espace urbain.
(La protestation contre la statue de Charles III y est citée)

Et pour donner un peu d'eau au moulin de la contestation à la contestation : Place aux royalistes et plus si affinités...

OUI A LA STATUE DE CHARLES III A NANCY

« Du passé faisons table rase » chantent les communistes dans l’International, ce chant de haine. Ce programme vise ni plus ni moins que de rendre toute personne esclave en lui enlevant toutes racines, toute connaissance historique, tout repère lui permettant de vivre libre, comme voulait le faire tous ces révolutionnaires communistes ou nazis qui ont fait tant de mal au monde.

C’est cette « devise » que semble avoir repris quelques « bobos-bolchos » de la pire espèce qui ne veulent pas que Nancy se souvienne de son passé glorieux en essayant d’empêcher l’érection de la statue du Duc Charles III au centre de la partie de la ville qu’il a fait construire. Il voudrait à la place une sculpture contemporaine, sans doute genre « bidet sur piloti » ou « voiture calcinée », que sais-je encore de plus horrible comme certains savent le faire….

Et bien, non, les nancéiens aiment leur ville et la veulent belle, particulièrement dans ses quartiers historiques. La municipalité fait bien en voulant réaliser cette statue suivant le modèle de l’époque qui n’avait pu être finalisé, et dans cette affaire, nous la soutenons entièrement.

Philippe SCHNEIDER


10/05/2011

Question de matière ou matière à question ?


Le remplacement du bronze par une autre matière avait été évoqué depuis le début de "l'affaire", mais même une réalisation en chewing gum ne changerait pas le fond du problème posé par cette statue, sa pertinence au centre de cette place.
Par ailleurs, les chevaux de Marly, ont été remplacés et non crées.
C'est bien toute la différence.

Bien sûr un coût raisonnable aurait sans doute donné quitus aux autorités compétentes et nous aurions regardé, navrés, l'installation de cette icône sans mot dire.
Depuis la réflexion a bien évoluée et je crois qu'actuellement cette place devient le symbole, conscient ou non, de ce que deviendra la ville de Nancy et des atouts qu'elle entend mettre en place et aussi de quelle manière la population pourrait y être invitée.

La véritable invention est là, dans ce partage entre urbanistes et usagers, non sur le plan technique, mais sur les attentes et souhaits de confort urbain dans lequel l'artistique pourrait trouver un peu d'espace.

05/05/2011

Fantasy

Tout n'est pas aussi sérieux que ce que l'on voudrait nous faire croire, mais tout n'est pas à prendre à la légère. Photo : Peikwen Cheng

02/05/2011

Nancy à perte de vue.

Cette carte postale nous donne une vision bucolique de la ville de Nancy avec au premier plan sur la gauche, la place du marché et l'église Saint Sébastien et à un jet de pierre, les premiers jardins.

Pour d'autres cartes, voir le lien envoyé par Alex:

29/04/2011

Les mots pour le pire

Douce France, le pays de mon enfance...
Pour le reste vous connaissez la chanson et l'âme humaine.
avec ce que parfois elle nous révèle de la beauté de l'humanité.

24/04/2011

Clôture de la pétition.

Bonjour à toutes et à tous.

Samedi 23 avril, nous avons symboliquement fermé lapétition, après quinze jours de mise en ligne. Jeudi 21 avril nous avons accepté l'invitation d'André Rossinot à le rencontrer dans ses bureaux du Grand Nancy. Pour les signataires de le pétition, étaient présents : Alain Casari, (architecte urbaniste), Lilyane Beauquel, (chargé de mission culture), Jean Christophe Massinon, (artiste) et moi même.
Hervé Bize, (galeriste) invité, s'est excusé, car en déplacement professionnel.
André Rossinot et son équipe nous ont présenté les grands projets d'urbanisme de la ville, dont bien évidement celui de la place du marché.
Ensuite nous avons librement échangé, chacun a pu donner son point de vue sur la pertinence de cette statue, sur l'aménagement général de la place et aussi sur une vision globale de la ville dans un futur proche.
Même si cette réunion fut très cordiale et respectueuse de part et d'autre, nous avons pu aborder quelques points sensibles sur la valorisation de l'espace urbain offert aux usagers et également sur la politique culturelle de la ville et son engagement qui nous apparait manquant de vitalité, de visibilité et d'ambition.
A l'issue de cette réunion, André Rossinot nous a assuré que le projet actuel de la place du Marché était encore en cours de réflexion et qu'il restait un espace pour le dialogue, la consultation et l'échange des points de vue.
Il nous a aussi assuré avoir pris note, non de doléances, mais d'envies partagées pour la cité et de propositions concrètes tournées vers demain.
Nous avons donc répondu positivement à son souhait de nous faire rencontrer le concepteur de la place, Pierre Yves Caillault, ainsi que
Jean-Marie Duthilleul, urbaniste, travaillant actuellement à la réflexion du nouveau quartier appelé Grand Coeur.
Cette rencontre sera essentielle dans la poursuite de ce dialogue.
Aujourd'hui nous avons le sentiment d'avoir été reçu et écouté avec intérêt et cette table ronde reste un premier pas vers une concertation plus large.
Nos interventions, par ailleurs, n'ont pas été posées en termes militants, mais en questionnements de citoyens et d'usagers de la cité, abordant aussi une lecture plus contemporaine de notre ville.
Nous estimons que cette pétition à laquelle vous avez souscrit à rempli sa mission: celle d' ouvrir le débat et c'est pour cette raison que nous avons décidé de la clore.
Cette collecte de signatures reste un beau signal qui aura été formulé et entendu non comme une menace, mais comme un appel.
En guise de conclusion, ce qui nous semble une réelle volonté d'échanger pouvait se résumer en une formule adressée à Monsieur André Rossinot : Personne n'y croit, mais tout le monde l'espère !
Merci à toutes et à tous pour votre soutien et votre engagement.
Sur le blog, nous vous tiendrons au courant des nouvelles informations que nous pourrions partager.
A suivre donc.
Bien à vous.

daniel Denise